Enquête sur les insectes du Genêt à balais

Du 1er mai au 30 septembre
Piezodorus lituratus © C. RAMETTE
Les insectes et leurs plantes hôtes

Beaucoup d’insectes sont liés dans leur cycle de vie à une plante ou une famille de plantes bien particulière. C’est le cas pour les espèces phytophages, dont la larve ou l’adulte ne se nourrit que sur une plante, comme par exemple le Doryphore (Leptinotarsa decemlineata) sur les pommes de terres. C’est aussi le cas pour les prédateurs se nourrissant de ces phytophages, par exemple certaines coccinelles ne se trouvent que sur des résineux comme la Coccinelle de l’épicéa (Aphidecta obliterata). Mais c’est aussi le cas pour certains pollinisateurs, en effet certaines abeilles ne pollinisent qu’une plante bien précise, c’est notamment le cas pour la Collète du lierre (Colletes hederae) que l’on trouve comme son nom l’indique sur les fleurs de Lierre (Hedera helix).

L’importance du lien entre les insectes et les plantes n’est plus à démontrer et peut même guider la détermination de certaines espèces, il est donc important lorsque vous la connaissez de mentionner la plante hôte dans le formulaire d’observation.

En 2021, nous nous sommes penchés sur la Vipérine (Echium vulgare) pour améliorer la connaissance de deux coléoptères (Opsilia coerulescens et Mogulanes geographicus) et de deux punaises (Psacasta exanthematica et Psacasta granulata), l’occasion aussi d’observer d’autres invertébrés.

Les insectes du Genêt à balais

En 2022, nous vous invitons à chercher 5 espèces que l’on trouve sur le Genêt à balais (Cytisus scoparius). Cet arbuste est en feuille toute l’année et produit de petites fleurs jaunes d’avril à juillet. C’est une espèce relativement commune que l’on trouve dans les terres « pauvres et incultes », par exemple sur les bords des routes ou dans des friches. Cette plante est au coeur du cycle de vie de plusieurs espèces, plus ou moins communes et qui sont encore relativement mal connues en Bourgogne :

  • Arytaina genistae (Hemiptera, Psyllidae) : faisant partie d’une famille de petits insectes peu étudiée, cette espèce se caractérise notamment par sa plante hôte et ses stries sombres plus ou moins prononcées sur les ailes,
  • Gargara genistae (Hemiptera, Membracidae) : appelé aussi le petit-diable avec son « casque » sombre et ses yeux tirant entre le marron et le rouge. Il mesure moins de 5 mm, ce qui le différencie de son cousin le Demi-diable (Centrotus cornutus),
  • Gonioctena olivacea (Coleoptera, Chrysomelidae) : ce petit coléoptère peut revêtir de nombreuses robes allant d’un jaune uniforme à des élytres arborant des lignes noires. La carte de répartition de cette espèce, potentiellement présente sur l’ensemble de la Bourgogne, montre bien que de nombreuses lacunes restent à combler,
  • Gynaephora fascelina (Lepidoptera, Eerebidae) : la chenille du Bombyx porte-brosse porte bien son nom puisqu’elle se caractérise par ses touffes de poils. À ne pas confondre avec laPudibonde (Calliteara pudibunda) qui arbore des couleurs différentes. La chenille de notre Bombyx n’est pas exclusive du Genêt mais ce dernier est une de ses plantes hôtes.
  • Piezodorus lituratus (Hemiptera, Pentatomidae) : cette punaise peut aussi se trouver sur d’autres plantes, comme l’Ajonc. Sa coloration varie en fonction de l’âge de l’individu, passant d’une teinte pourpre à vert en vieillissant.

Arytaina genistae © JM. GAREL
Gargara genistae © JM. GAREL
Gonioctena olivacea © Q. BARBOTTE
Gynaephora fascelina © O. BARDET
Piezodorus lituratus © N. PEGON
Carte de répartition communale de Gonioctena olivacea (actualisée le 10/01/2021, source Bourgogne Base Fauna)

Mais notre arbuste abrite aussi d’autres espèces que vous aurez l’occasion de découvrir. Notamment des coccinelles dont vos observations viendront enrichir l’atlas en cours !

Comment et pourquoi mener l'enquête ?

Que ce soit en battant la plante à l’aide d’une nappe de battage, ou simplement en scrutant les tiges et les feuilles : aidez-nous à améliorer la connaissance de ces insectes et à mieux savoir si ces espèces sont largement réparties sur notre territoire mais discrètes, ou si certaines sont effectivement plus rares.

Pour participer à l'enquête

Cette enquête, plutôt destinée aux naturalistes avertis, ne dispose pas de formulaire simplifié. Vous pouvez directement noter vos données dans E-Observations.

Pour mentionner la plante hôte, il suffit de dérouler le menu « plus d’options » dans le volet « espèces ».

N’hésitez pas à joindre une photo pour faciliter la validation de vos observations !